Hsen Ouelhazi (Tunisie)
Une situation critique
Ahmed
n'est pas seulement un collègue, il est aussi un bon ami. Il est connu par son
assiduité et par sa passion pour ses études. Mais malheureusement pour lui son
père tombera malade. Pour maintenir son salaire, le directeur de l'usine
a stipulé qu'Ahmed indemniserait son père. C'est ce qui s'est passé. Ahmed n'a
pas arrêté d'étudier, mais sa fréquentation de l’école était aussi irrégulière
que son travail. Ahmed n'avait pas autant peur d'être renvoyé du travail que sa
peur d'être renvoyé de l'école.
Un jour
je l'ai rencontré et je lui ai demandé:
-Ahmed,
tu es en crise et tu as besoin d'aide, mais je ne sais pas comment t'aider?
-En
fait, mon problème est divisé en deux parties, un problème financier et un
problème scolaire.
-Ne t’inquiète pas pour tes études. Je vais copier les
leçons pour toi et je te les expliquerai tous les soirs. Mais je n'ai pas
compris ce problème financier dont tu parles. Tu es censé touché le même
salaire que ton père. N’est-ce pas?
-Non ce
n’est pas le même. Le directeur l’a réduit parce que je suis jeune, de plus, je
ne suis pas assidu.
-Assurément
la maladie de ton père a besoin beaucoup de dépenses.
-Oui
c’est vrai.
-Ce
problème financier nous dépasse vraiment. Mais je ne te laisserai pas envisager
ces circonstances difficiles seul.
Le soir,
je me suis assis à côté de mon père et lui ai dit que je voulais avouer quelque
chose qui m’irrite:
-je
t’écoute.
- La
famille de mon ami Ahmed envisage une situation critique.
-Pourquoi ?
-la
famille d’Ahmed est confrontée à des dépenses énormes vu la maladie du père. Ce
qui a compliqué les choses, c’est que son salaire a été réduit. Pouvez-vous
aider cette famille dans cette situation difficile?
-Pourquoi
pas? Je l'aide non seulement parce qu'Ahmed est votre collègue, mais aussi
parce qu'aider les autres est un devoir humain. Nos sommes tous assujettis à
des calamités.
-Vous
avez raison, papa.
-Prends
cet argent. Demain, tu passes chez ton collègue et tu le lui donnes. Si tu ne
le trouves pas, donne-le à sa mère ou à son père.
-D’accord,
papa.
-Ne
parle pas à aucun de tes collègues à propos de cette aide. Nous ne voulons pas
être fiers du bien que nous faisons et nous ne voulons embarrasser personne.
-Ce sera
ce que tu veux, papa.
Le jour suivant j'ai donné l'argent à la mère d'Ahmed, elle était forte de joie qu'elle m'a serré conte sa poitrine et m'a embrassé. J'ai ressenti une exaltation inoubliable. Je me rappelle que j’ai lu cette phrase un jour « Faites du bien aux autres, il vous revient multiple ». C’est juste.